La recherche scientifique et la conservation

Comment est organisée la recherche scientifique ?

Désignée en 1998, suite à un appel à candidatures international (une première dans l’histoire de la recherche archéologique), une équipe scientifique étudie la grotte depuis 15 ans. Dirigée par Jean Clottes (de 1998 à 2002) puis Jean-Michel Geneste, cette équipe pluridisciplinaire réunit une quinzaine de spécialistes et chercheurs de l’art pariétal, de la faune fossile, de vestiges archéologiques, de la géologie, de l’hydrologie, de la paléontologie et de la conservation. Sur invitation de l’équipe de recherche, différentes personnalités issues des arts, de l’éthologie ou de la préhistoire, françaises et étrangères viennent porter leurs regards et livrer leurs sentiments.

Une équipe scientifique étudie la grotte depuis 1998. Dirigée par Jean Clottes de 1998 à 2002, elle est depuis conduite par Jean-Michel Geneste © Syndicat mixte Caverne du Pont d'Arc

Une équipe scientifique étudie la grotte depuis 1998. Dirigée par Jean Clottes de 1998 à 2002, elle est depuis conduite par Jean-Michel Geneste © Syndicat mixte Caverne du Pont d’Arc

Financées par l’État, les recherches sont menées sur le terrain au rythme de deux campagnes par an : une au printemps durant quatre semaines et une autre à l’automne de deux semaines. Durant ces campagnes, les chercheurs alternent entre les études dans la grotte et le travail en laboratoire (échanges, analyses de données…). Ces recherches font l’objet de publication régulière et sont partagées par la communauté scientifique internationale.

Un des préhistoriens analyse les sols de la grotte depuis des passerelles de protection © photo Drac Rhône-Alpes – Ministère de la Culture et de la Communication

Un des préhistoriens analyse les sols de la grotte depuis des passerelles de protection © Drac Rhône-Alpes – Ministère de la Culture et de la Communication

Pour en savoir plus : www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/chauvet/fr/

Qui se charge de la conservation ?

La conservation est la priorité des priorités. Le service de la conservation est composée de la conservatrice Marie Bardisa et des agents Paulo Rodriguez, Charles Chauveau et Nicolas Lateur. La grotte est équipée de systèmes de surveillance permanents et qui permettent d’observer en temps réel l’évolution des températures, le taux d’humidité ainsi que les quantités de CO2 et de radon.

Marie Bardisa nouvelle conservatrice de la grotte Chauvet Pont-d'Arc

Marie Bardisa a succédé en février 2014 à Dominique Baffier au poste de conservatrice.

Peut-on visiter la grotte ?

Un protocole de protection et de préservation très strict a été défini par l’État limitant accès aux équipes scientifiques, aux experts de la préhistoire et aux professionnels travaillant dans la réalisation de La Caverne du Pont-d’Arc. Ces visites extrêmement limitées ne peuvent être assurées que lors de périodes très restreintes durant lesquelles le taux de CO2 autorise l’accès généralement entre les mois de février et mai.

En dehors de cette période, la grotte est inaccessible, personne n’est autorisé à y pénétrer. Les demandes motivées doivent être formulées auprès du Service de la Conservation et les autorisations délivrées par le ministère de la Culture. Les visites se déroulent par petit groupe de cinq personnes et sont coordonnées par le Service de la conservation.

Une fois dans la grotte, les visiteurs restent groupés en permanence et encadrés par deux agents de l’État. La durée de la visite est de 90 à 120 mn. Il est important de savoir que la progression dans la grotte se fait sur une passerelle de 60 cm de largeur posée, et non ancrée, sur les sédiments. Chacun est habillé d’une combinaison stérile et doit chausser des bottes. Un baudrier et un casque muni d’une lampe frontale complètent l’équipement du visiteur.

Pour préserver l'interieur de la grotte de toutes contaminations, le port d'une combinaison sterile est de rigueur sterile © Stéphane Compoint - Resolute

Pour préserver l’intérieur de la grotte de toutes contaminations microbiennes, le port d’une combinaison stérile est de rigueur © Stéphane Compoint – Resolute