Comment ont-été obtenues les datations ?

Méthodologie

Au total, 82 échantillons de charbon de bois (de 10 à 100 milligrammes chacun) prélevés directement sur les dessins, les mouchages de torche et dans les foyers au sol ont donné des résultats statistiquement fiables.

Les échantillons de charbon de bois sont prélevés directement sur certains dessins noirs © Jean Clottes - Centre national de la préhistoire

© Jean Clottes – Centre national de la préhistoire

Les données obtenues grâce à la méthode Carbone 14 ont révélé que la grotte fut fréquentée lors de deux périodes distinctes, une première correspondant à la culture aurignacienne entre -32 000 et -30 000 ans BP et une seconde entre -27 000 et -24 500 ans BP coïncidant à la culture gravétienne.

Un foyer de charbon de bois © Jean Clottes - Centre national de la préhistoire

Sur les sols de la cavité de nombreux foyers de charbon de bois © Jean Clottes – Centre national de la préhistoire

Attention, cette technique ne permet pas de dater les minéraux. Les peintures de la grotte faites à l’ocre rouge ne sont donc pas datables.

La grande majorité des représentations pariétales a été réalisée lors de la première phase de fréquentation. La seconde n’a vu que quelques passages sans aucune dégradation subie par l’art aurignacien.