Le Comité de Bien UNESCO s’est réuni !

Comité bien UNESCO

Le Comité de Bien UNESCO de la grotte Chauvet Pont-d’Arc s’est réuni le 2 juillet à Privas sous la co-présidence de M. le Préfet de l’Ardèche, Philippe Court, et de M. le Président du SMERGC, Pascal Terrasse, pour présenter le bilan définitif du 1er plan de gestion 2012 – 2017 et dresser des perspectives d’avenir pour le 2ème plan de gestion.

Quatre années après son inscription au Patrimoine mondial, le 22 juin 2014 à Doha, la grotte ardéchoise continue à faire des émulations sur le territoire. Mais quelles ont été jusqu’ici les retombées de ce classement à l’UNESCO ?

80 millions d’euros, ce sont les retombées directes estimées pour le secteur du tourisme, alors que la Caverne du Pont d’Arc, réplique de la grotte Chauvet, a accueilli 1,5 million de visiteurs depuis avril 2015, en 3 ans. Un chiffre à mettre en rapport avec les 55 millions d’euros investis par l’Union Européenne, l’Etat, la Région Rhône-Alpes (devenue Auvergne-Rhône-Alpes) et le Département de l’Ardèche pour la création de la Caverne du Pont d’Arc.

Mais au-delà de la création de la réplique de la grotte Chauvet, le secteur privé a profité de l’inscription UNESCO pour investir, dans l’hôtellerie notamment avec 67 projets de modernisation menés à bien entre 2008 et 2013, et le secteur public pour étoffer l’offre culturelle et patrimoniale, avec la rénovation de la Cité de la Préhistoire d’Orgnac-l’Aven, la création du musée archéologique d’Alba-la-Romaine, la construction de l’espace de découverte œnologique Néovinum à Ruoms…

Autant de projets qui ont permis de faire évoluer l’image de l’Ardèche, auparavant essentiellement associée aux activités de plein air, et désormais identifiée en tant que destination culturelle à part entière. La preuve en chiffres : 90% des touristes en séjour en Ardèche en 2016 ont visité un site culturel, contre seulement 70% en 2005.

Ces mêmes visiteurs qui sont d’ailleurs de plus en plus consommateurs puisque la consommation touristique est en constante progression en Ardèche (600 millions d’euros en 2016), avec une augmentation du panier moyen de +20% depuis 2010. Autre signe évocateur de cette évolution, les ailes de saison (printemps – automne) pèsent désormais pour 40% des nuitées annuelles. Un chiffre encourageant qui reste à consolider.

L’Ardèche s’ouvre également de plus en plus au monde, avec plus de 140 nationalités différentes accueillies à la Caverne du Pont d’Arc, et une clientèle étrangère qui se diversifie (+ de 20% des nuitées sont réalisées par des clientèles internationales en Ardèche).

Et pour faire face à l’afflux saisonnier important, des nombreux dispositifs ont été mis en place depuis 2012 pour améliorer les déplacements, mieux gérer la ressource en eau ou la collecte des déchets, préserver la biodiversité et protéger les espaces…

Le bilan de ce 1er Plan de gestion UNESCO (2012-2017) est donc positif pour l’Ardèche, qui a su bénéficier de l’effet généré par l’inscription au Patrimoine mondial tout en travaillant à la maîtrise des impacts d’une fréquentation touristique à la hausse.

Le nouveau Plan de gestion qui s’annonce (2018-2022) suivra la même dynamique et s’attachera à développer de nouveaux projets innovants : la création d’une exposition itinérante internationale sur la grotte Chauvet, le développement d’un clone numérique de la cavité, la création en Ardèche d’un centre de ressources spécialisé dans l’étude et l’expertise des milieux souterrains (IFREEMIS)…